samedi 31 mai 2008

The Radioactive Boy Scout

"Aujourd'hui âgé de 31 ans, Hahn ne semble toujours pas avoir appris la leçon. Avant hier, le 1 août 2007, il a été arrêté dans la banlieue de Clinton, au Michigan. Les enquêteurs ont expliqué que Hahn a été arrêté après qu'un ouvrier d'entretien l'ait vu voler un détecteur de fumée fixé au plafond dans le hall de son immeuble. Plus tard, ils ont trouvé d'autres détecteurs dans l'appartement de Hahan. Au total, il détenait 16 détecteurs de fumée contenant un isotope radioactif.
Hahn a été incarcéré dans la prison du comté de Macomb. Sa caution a été fixée à 5000$. Il comparaîtra le 13 août 2007."

mardi 27 mai 2008

Fêlures de la Maison-Dieu

Obligations, rachats. Dénonciations calomnieuses, arrangements. La boutique marchait bien, on vivait sans problème, la gosse était en école privée et on partait chaque été quelque part, toujours à l’hôtel. Le grand air, le soleil, accéléraient le processus de desquamation de toutes les peaux de la famille. Lézards, écailles, mues, sur fond de front populaire. Tous ces lieux de villégiatures spécialement modelées à l’intention des classes moyennes — tennis, pêche à pied et soirées animées — représentaient, pour nous autres, l’envers même de la boutique : c’était l’heure de l’oisiveté, des courtoisies et de l’accès aux rues, à la foule.
Un été trop long, l’un de nous décida de ne pas rentrer, de rester là. Certains partirent, d’autres hésitaient longtemps. Ce fût finalement la dissolution de la famille, les premières fêlures de la Maison-Dieu.
Aujourd’hui, chacun, de son côté, consulte encore, et jour après jour, la liste nationale des homicides sur des tableaux d’affichages municipaux.

lundi 26 mai 2008

Rhapsodie pour un jambon

Ephèbes malignes au parcours coercitifs, les discours conduits par des segments marketing ne les prenaient jamais en considération. Rapsodie pour un jambon, démiurge à la face de lion, démiurges les voix de la France, jouant à qui perd-perd sur une histoire d’ailleurs. Vils chiens d’attaque ! Le soir, famille, détendre le maillage de hop en France. Until deux mille. Contre Damas, la jeunesse aime bien s’amuser. Première chose, avant 21 heures, boire. La tendance, c’est de boire de la bière chez ses parents avec des amis. Concours inter-états américains de Tee-shirts mouillés. Consul des Etats-Unis vs grossesses précoces d’adolescentes. Le cinéma rendait les émotions si réelles que la vie avait du mal à suivre.

samedi 17 mai 2008

Chevaliers de la Nation

Combien pour un corps buis ? De mes annales, 7 onces d’or calibrées 13.

Plus rien sur les plaquettes.

(Sur les plaquettes) la guerre nouvelle avance, irrémédiable. Bien plus qu'une offensive, c'est le soulèvement définitif de l’armée des sans-têtes.

Qui n'a pas vu la destruction des infinis parcellaires (identités confuses, suggestions embarrassantes, propos incohérents...) ne connaîtra jamais la haine qu'elle enfante.


Pour les autres, la petite pudibonde tranche sur ses 32ème parallèles. Et résiste à me raconter ses histoires d’autant en emporte le vent. Son petit royaume secret, ah.

Détente.

Constatons une certaine accalmie sur les transports. Derniers avatars de quelques élus rassurant la communauté ivre.

Récidiviste pour une approche toute-puissante du caractère de guerre préventive : avenirs de scène, théâtre des opérations.

Sans surprise, trois mille soldats pris en tenaille sont élevés au rang de CHEVALIERS DE LA NATION.


On annonce à 8 heures la fin tragique d’un cabaret pédé. Reste………… les reflets imaginaires d’une glace à explosions.

Crève poumon !

mercredi 14 mai 2008

Autarchoglossa

...Une lutte débuta alors contre la dépréciation des valeurs morales fondamentales, l’existence d'un tel dragon n'étant rapportée pour la première fois qu'au début du XIIeme siècle. Cette lutte était d'autant plus difficile qu'elle devait faire front au "venin" du relativisme moral. "Venin" qui s'était répandu jusque dans dans les sociétés de l’Est qui, se trouvant face à face avec la bête horrifiante (le sang glacé coulant à grand peine dans leurs veines empoisonnées par l’illusion d'un paradis sur terre), devaient finalement admettre qu'elle était bel et bien réapparue.
Pour les Européens, la surprise était totale mais les indigènes connaissaient bien le monstre. Ce sont eux qui leur apprirent que la bestiole rencontrée s’appelait « Ora » dans la langue de l’endroit et qu’elle était si féroce qu’elle pouvait terrasser un boeuf et même s’attaquer à un homme.

lundi 12 mai 2008

Ce garage en forme de temple bouddhiste se nomme Désir

Dans un bouge du quartier, Calvin et Luther accoudés au bar (acajou) (incrustation de dollars). En face d'eux, une gamine asiatique chante un air connu. Ses jambes fines de sauterelles traînent de longs filaments de matière synthétique. A l'autre bout, la serveuse impatiente. Il est dix-huit heures et la ville sombre.

Luther : de certaines existences particulières…

Calvin : Crypt, la vie est toujours mal pensée avant d’être vécu. Rengaine pour vieille suie...

Luther : de certaines existences…

Calvin : bien sûr, l’homme libre suscite fatalement la haine des barbares (son gentil petit cul, c’est une rondelle de couvre-feu dans un mois d’août).

Luther : mais quel est ton bouquin ?

Calvin : s’armer de confiance, croire en l’avenir et au bonheur : ce sont les deux dizaines de crachats entassés par des générations successives, invariablement mortes d’ailleurs.

Pré de fauche

" Un vaste complot, mes amis. Un vaste complot." Il regardait en l'air, puis fixait l'un des passants qui s'étaient arrêtés. " Toi ! tu m'as compris n'est-ce pas ? " Le passant passe, se détourne, regarde en l'air, au loin. Il faisait chaud, et rien ne parvenait à se fixer nulle part. Le pauvre hère devisait avec lui-même, interpellant de temps à autre un des crabes qui le frôlaient. J'avançais, arrivais à sa hauteur, ne le regardais pas et continuais mon chemin. Sa voix était maintenant lointaine et s'éteignait. Je souriais. Pourquoi faire preuve d'attention envers un berger qui garde si mal ses brebis ? Les serpents sont bien proches et les alentours du pré sont mal fauchés... Le lendemain, au même endroit, une bombe explosa. Il faisait toujours aussi chaud.

jeudi 8 mai 2008

Selbstopfer & Tatzelwurm

"[...] ils entendirent à une certaine distance un chamois siffler, ce qui étonna beaucoup le braconnier, à cause d'un vent favorable. Mais bientôt il réalisa que ce n'était pas un daim, mais un autre animal qui sifflait si étrangement, et ils suivirent en cachette le bruit. Après quelque temps ils remarquèrent sur un bloc de rocher un animal qui les fixait avec "un regard terrifiant, perçant, hypnotique". Le braconnier mit en joue, le coup partit en un clin d'œil, mais l'animal bondit en un énorme arc de 3 m de hauteur et 8 m de longueur entre les deux hommes qui tournèrent les talons au plus vite. De l'avis du tireur, c'était un Tatzelwurm que notre témoin décrit comme suit : environ 60 à 80 cm de long et épais comme le bras, tête comme celle d'un chat, grosse comme le poing, sans rétrécissement du cou visible, se fondant avec une épaisseur régulière dans le corps épais et cylindrique. La queue d'épaisseur constante et assez brusquement devenant pointue "comme une carotte". Pour sûr il n'y avait sur l'animal que deux très courtes pattes antérieures dirigées vers l'extérieur, qui se décollaient nettement du corps lors du saut. La couleur de l'animal était grise, à peu près comme celle du rocher sur lequel il se tenait."

Somebody's Gonna Lotto (2)

"J’avais lu dans un journal le témoignage des voisins de soldats arrêtés pour actes de torture. C'est un endroit tellement bien pour y vivre. Cette histoire fait de nous des gens détestables, mais ce n'est pas vrai. Les gens ici sont généreux. Ils sont bons. Ils sont croyants. Ils aiment leurs pays. Ils s'aident les uns et les autres. Et puis ce qu'ont fait les accusés ne semble pas si atroce que cela. Ils n'ont pas brûlé des gens vivants. Ils ne les ont pas découpés en morceaux et traînés dans les rues en chantant et en dansant. Nos soldats font beaucoup de bien, se sacrifient. Cela n'intéresse pas les médias."

mardi 6 mai 2008

Changes

Des stalactites réfrigérés. Un subterfuge. "Les beaux jours approchent", dans une chanson. Un poste qui grésille, couvert de toute façon par une foule qui s'immisce dans toutes les vies privés. L'appartement, l'immeuble, la ruche. Raymond Fernandez et Martha Beck en étaient. Peut être plus attentifs, plus "ensemble".
De toute façon je m'étais perdu ce jour-là, je suis arrivé en retard. "C'est ce qui t'as sauvé" m'as-tu dis longtemps après... Il m'a alors fallu trouver un autre prétexte pour me tuer. "Tu le cherches encore" me chuchotes-tu, à l'oreille, d'un air entendu, équivoque.


lundi 5 mai 2008

Egypte

N.L. profite de l'arrivée du printemps pour se plonger dans un monde d'extraordinaire et de couleurs exubérantes. Marché en récession ? Un millier de cadres prennent tous les soirs le métro, le train dans un sens, le soir le métro, le train dans l’autre sens. L’un d’eux : authentique, c’est la qualité du management. Nous rajoutons des qualités dans tout les sens... toi, tu rentres du marché. Ton sac est plein de provisions. Tu y as rencontré des amis, des voisins, des plus ou moins connus. On t’a dit : c'est aujourd'hui qu'on quitte l’Egypte. Mais tous les jours il faudrait quitter l’Egypte... traverser la chaleur étouffante, les souffles braises dans les artères, les dunes. Là, des squelettes s’envoient en l’air, des squelettes saccagent les supers-hypermarchés. Là, les derniers clients s’aspergent d’essence et brûlent vifs ou lestés se jettent dans le fleuve. Cette histoire ne s'arrête donc jamais.


dimanche 4 mai 2008

Muruga aux six visages est chef d'armée

Les filles de joie s’exportent. Littéralement. Dans les coteaux de la citadelle de Liège. Six fusils dans le dos, pointés vers trois jointures-lunes. Le problème des satellites, être consatmment mis en relation. Aucune autonomie de la satellisation des masses. Mourir pour la patrie. Jouir pour le peuple. Jouir du peuple. Peulper le peuple. Copuler. Pulluler. Trente-cinq siècles de règne : l’armée des cafards a soif de vengeances. Venir inséminer. Venir. Coma généralisé des forces sexuelles. L’armée des cafards impuissant mènent un travail de sape dans la vitalité même de ses agents. Mourir pour le peuple. Débandade globale. Impuissance cosmique. Les souffleurs d’étoiles, éoliens, vont se soumettre à la loi du fouet. Des crevasses rouges sur des peaux parcheminées. Les yeux de la folie s’inscriront dans tous les rodéos sauvages, dans les rixes de sorties de bars, dans le trafic import-export des filles. Le devenir-pute cotoiera alors l’asexuation galopante des petites têtes blondes. Les minus, les poux. Echo und Ubereinstimmung ? Coller les moins de cinq ans contre un mur, envoyer la mitraille. Eugénie. Une vaste entreprise de sabotage émerge des arrières-salles, des métiers à tisser. La bonne formule, la seule : Nous n’irons plus au bois. Mange tout ce que tu trouves. Vole. Prends tout ce que tu peux. Et, avant de fuir, écrase le reste.