samedi 31 mai 2008
The Radioactive Boy Scout
mardi 27 mai 2008
Fêlures de la Maison-Dieu
Aujourd’hui, chacun, de son côté, consulte encore, et jour après jour, la liste nationale des homicides sur des tableaux d’affichages municipaux.
lundi 26 mai 2008
Rhapsodie pour un jambon
Ephèbes malignes au parcours coercitifs, les discours conduits par des segments marketing ne les prenaient jamais en considération. Rapsodie pour un jambon, démiurge à la face de lion, démiurges les voix de la France, jouant à qui perd-perd sur une histoire d’ailleurs. Vils chiens d’attaque ! Le soir, famille, détendre le maillage de hop en France. Until deux mille. Contre Damas, la jeunesse aime bien s’amuser. Première chose, avant 21 heures, boire. La tendance, c’est de boire de la bière chez ses parents avec des amis. Concours inter-états américains de Tee-shirts mouillés. Consul des Etats-Unis vs grossesses précoces d’adolescentes. Le cinéma rendait les émotions si réelles que la vie avait du mal à suivre.
samedi 17 mai 2008
Chevaliers de la Nation
Combien pour un corps buis ? De mes annales, 7 onces d’or calibrées 13.
Plus rien sur les plaquettes.
(Sur les plaquettes) la guerre nouvelle avance, irrémédiable. Bien plus qu'une offensive, c'est le soulèvement définitif de l’armée des sans-têtes.
Qui n'a pas vu la destruction des infinis parcellaires (identités confuses, suggestions embarrassantes, propos incohérents...) ne connaîtra jamais la haine qu'elle enfante.
Pour les autres, la petite pudibonde tranche sur ses 32ème parallèles. Et résiste à me raconter ses histoires d’autant en emporte le vent. Son petit royaume secret, ah.
Détente.
Constatons une certaine accalmie sur les transports. Derniers avatars de quelques élus rassurant la communauté ivre.
Récidiviste pour une approche toute-puissante du caractère de guerre préventive : avenirs de scène, théâtre des opérations.
Sans surprise, trois mille soldats pris en tenaille sont élevés au rang de CHEVALIERS DE LA NATION.
On annonce à 8 heures la fin tragique d’un cabaret pédé. Reste………… les reflets imaginaires d’une glace à explosions.
Crève poumon !
mercredi 14 mai 2008
Autarchoglossa
Pour les Européens, la surprise était totale mais les indigènes connaissaient bien le monstre. Ce sont eux qui leur apprirent que la bestiole rencontrée s’appelait « Ora » dans la langue de l’endroit et qu’elle était si féroce qu’elle pouvait terrasser un boeuf et même s’attaquer à un homme.
lundi 12 mai 2008
Ce garage en forme de temple bouddhiste se nomme Désir
Dans un bouge du quartier, Calvin et Luther accoudés au bar (acajou) (incrustation de dollars). En face d'eux, une gamine asiatique chante un air connu. Ses jambes fines de sauterelles traînent de longs filaments de matière synthétique. A l'autre bout, la serveuse impatiente. Il est dix-huit heures et la ville sombre.
Luther : de certaines existences particulières…
Calvin : Crypt, la vie est toujours mal pensée avant d’être vécu. Rengaine pour vieille suie...
Luther : de certaines existences…
Calvin : bien sûr, l’homme libre suscite fatalement la haine des barbares (son gentil petit cul, c’est une rondelle de couvre-feu dans un mois d’août).
Luther : mais quel est ton bouquin ?
Calvin : s’armer de confiance, croire en l’avenir et au bonheur : ce sont les deux dizaines de crachats entassés par des générations successives, invariablement mortes d’ailleurs.
Pré de fauche
jeudi 8 mai 2008
Selbstopfer & Tatzelwurm
Somebody's Gonna Lotto (2)
"J’avais lu dans un journal le témoignage des voisins de soldats arrêtés pour actes de torture. C'est un endroit tellement bien pour y vivre. Cette histoire fait de nous des gens détestables, mais ce n'est pas vrai. Les gens ici sont généreux. Ils sont bons. Ils sont croyants. Ils aiment leurs pays. Ils s'aident les uns et les autres. Et puis ce qu'ont fait les accusés ne semble pas si atroce que cela. Ils n'ont pas brûlé des gens vivants. Ils ne les ont pas découpés en morceaux et traînés dans les rues en chantant et en dansant. Nos soldats font beaucoup de bien, se sacrifient. Cela n'intéresse pas les médias."
mardi 6 mai 2008
Changes
De toute façon je m'étais perdu ce jour-là, je suis arrivé en retard. "C'est ce qui t'as sauvé" m'as-tu dis longtemps après... Il m'a alors fallu trouver un autre prétexte pour me tuer. "Tu le cherches encore" me chuchotes-tu, à l'oreille, d'un air entendu, équivoque.
lundi 5 mai 2008
Egypte
N.L. profite de l'arrivée du printemps pour se plonger dans un monde d'extraordinaire et de couleurs exubérantes. Marché en récession ? Un millier de cadres prennent tous les soirs le métro, le train dans un sens, le soir le métro, le train dans l’autre sens. L’un d’eux : authentique, c’est la qualité du management. Nous rajoutons des qualités dans tout les sens... toi, tu rentres du marché. Ton sac est plein de provisions. Tu y as rencontré des amis, des voisins, des plus ou moins connus. On t’a dit : c'est aujourd'hui qu'on quitte l’Egypte. Mais tous les jours il faudrait quitter l’Egypte... traverser la chaleur étouffante, les souffles braises dans les artères, les dunes. Là, des squelettes s’envoient en l’air, des squelettes saccagent les supers-hypermarchés. Là, les derniers clients s’aspergent d’essence et brûlent vifs ou lestés se jettent dans le fleuve. Cette histoire ne s'arrête donc jamais.
dimanche 4 mai 2008
Muruga aux six visages est chef d'armée
Les filles de joie s’exportent. Littéralement. Dans les coteaux de la citadelle de Liège. Six fusils dans le dos, pointés vers trois jointures-lunes. Le problème des satellites, être consatmment mis en relation. Aucune autonomie de la satellisation des masses. Mourir pour la patrie. Jouir pour le peuple. Jouir du peuple. Peulper le peuple. Copuler. Pulluler. Trente-cinq siècles de règne : l’armée des cafards a soif de vengeances. Venir inséminer. Venir. Coma généralisé des forces sexuelles. L’armée des cafards impuissant mènent un travail de sape dans la vitalité même de ses agents. Mourir pour le peuple. Débandade globale. Impuissance cosmique. Les souffleurs d’étoiles, éoliens, vont se soumettre à la loi du fouet. Des crevasses rouges sur des peaux parcheminées. Les yeux de la folie s’inscriront dans tous les rodéos sauvages, dans les rixes de sorties de bars, dans le trafic import-export des filles. Le devenir-pute cotoiera alors l’asexuation galopante des petites têtes blondes. Les minus, les poux. Echo und Ubereinstimmung ? Coller les moins de cinq ans contre un mur, envoyer la mitraille. Eugénie. Une vaste entreprise de sabotage émerge des arrières-salles, des métiers à tisser. La bonne formule, la seule : Nous n’irons plus au bois. Mange tout ce que tu trouves. Vole. Prends tout ce que tu peux. Et, avant de fuir, écrase le reste.
samedi 3 mai 2008
L'histoire de Boucle d'or
Boucle d’or avait deux frères. Pandémie, cercle de contamination, diffusion incontrôlable par voix aérienne, maritime, grand voyage, grand hôtel. Pékin se cloître, hôpitaux fermés, restaurants bars fermés, écoles universités fermées. Je l’aimais trop, je l’aimais tant, nous étions proche comme ça un lien, Karl. Couple d’agent de déraison entre nous que tout le monde appelait biquette. C’est souvent grâce à Karl que je l’ai rencontré. Avec quelques amis, nous aimions nous éclipsé un instant pour mener des actions ciblées, directes. Il n’était plus alors dans l’économie de ses parents et puis finalement, à la fin de sa vie, lors d’une fête organisée par le parti communiste dans une banlieue rouge, je ne représentais plus le moindre danger. Entre guillemets, la connivence, le sentiment, c’était une espèce de fraternité communautaire, drôlerie, la tendresse du rire, et puis l’autre souvenir, c’est le personnage radiophonique tricotant son infinie barbe blanche imaginée pour un anniversaire. Karl avait toujours les mains moites des petites boréales rencontrées par hasard. Il enfonçait ses mains dans la ruche grouillante et tel le prince, croché sur un rocher d’amour, il en sortait un lièvre d’hiver. Cette armada de jeunes éphèbes, aux teints syphilitiques, il les appelle ses lévriers en liesse. Jette le lièvre, cours. Pour moi, ce fut longtemps une plaine sans rien. Une tristesse, un vide cette plaine. C’était en 1993, c’était à Sarajevo. Il commandait les images liturgiques de la scène en format cinémascope : mélange de fascination pour les films en costume, opéra rock, caprice show, chevalier os, crâne, Leigh Bowery... Quantique souffreteux d’un Jean Edernabach en chemises fripes, danse. Mais en Grande-Bretagne d’Europe, il y a des chaires d’histoire des religions financées par les églises. Il n’est pas question d’avoir un œil critique. Echappant à toute instrumentalisation, les étudiants et professeurs se retrouvent à dîner autour de quelques huîtres : -Huîtres au ventre, j’en reprendrais bien un peu. Des huîtres visionnaires, s’il vous plaît. Des huîtres historiques, s’il vous plaît. Danserais volontiers avec vous... Protéines d’huîtres, pour relancer une journée par trop contemplative. Et puis finalement, à la fin de sa vie, il signa une de un, deux, trois hisse, le programme du songe d’une nuit d’été.
Somebody's Gonna Lotto (1)
"A ses amis, collègues et fans aimants, nous apprécions vos prières et votre soutien sincère. Il apparaissait au monde plus grand que nature", a déclaré sa famille. "Personne ne pourrait désirer une vie plus remplie que la sienne. Aucun homme ne pourrait donner davantage à sa famille, et à sa profession, et à son pays. Selon ses propres termes : 'J'ai vécu une vie tellement merveilleuse ! J'ai vécu assez pour deux'."